Homélie de la fête de l’Ascension 2022
« Viri Galilaei, quid admiramini aspicientes in caelum ? » : Hommes de Galilée, pourquoi cet étonnement et ces regards tournés vers le ciel ?
Franchement ! les anges ont parfois de ces questions !
« Viri Galilaei, quid admiramini aspicientes in caelum ? » : Hommes de Galilée, pourquoi cet étonnement et ces regards tournés vers le ciel ?
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De nouveaux produits à retrouver au magasin de l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan !
Chaque année, frères et sœurs, la liturgie du quatrième dimanche de Pâques nous invite à méditer sur la figure du bon Pasteur. Il est courant, dans l’Écriture, de comparer le peuple de Dieu à un troupeau que le Seigneur confie à des bergers. L’évangile de dimanche dernier, déjà, faisait appel à cette image.
Comme nous venons de l’entendre, Marie-Madeleine brave les ténèbres matutinales. Dans la pénombre, elle voit la pierre roulée du tombeau ouvert, et toute interdite, elle poursuit sa course enténébrée pour rejoindre Pierre et Jean.
Un silence lourd de 50 millions de volts ! Fascinante association d’un vide de son et d’une puissance lumineuse phénoménale « incirconscriptible ». Du rien avec de l’immensité. D’après les études scientifiques récentes une telle énergie aurait permis de fixer sur le suaire qui enveloppait le corps de Jésus mort crucifié, l’image que propose aujourd’hui à nos regards, et peut-être aussi à notre foi, le suaire de Turin. Un éblouissant flash lumineux dans une chambre noire, une chambre mortuaire, un tombeau de pierres scellées.
Le récit de la Passion que nous venons d’entendre, s’ouvre par une première parole de Jésus, peut-être la plus révélatrice de sa divinité, à l’instant même qui initie le tout début de son arrestation. Aux soldats qui disent chercher Jésus le Nazaréen, celui-ci répond : Ego eimi : « Je suis ». Cette proclamation sortie tout droit de la bouche de Dieu est reprise par l’auteur biblique à trois reprises.
Un peu comme à la dérobée, Jean a l’art théologique de placer de petites phrases justes assez suggestives dans ses récits. Elles semblent presque accidentelles au regard des événements qu’il relate. Et ces événements sont si forts, si incroyables, si puissants, si effrayants que le lecteur prend finalement l’habitude de ne plus prêter attention à ces allusions.
Alors que nous entrons dans la grande Semaine Sainte avec la lecture de cette Passion selon saint Luc, nous entrons simultanément dans les derniers instants de la vie charnelle de Jésus. Les trente années de sa vie charnelle terrestre vont bientôt se refermer un peu comme une parenthèse au regard de l’éternité.
Le motif tout spécial de notre joie, au cœur de notre préparation à Pâques, est principalement la Miséricorde. En méditant et célébrant la miséricorde de Dieu, nous anticipons déjà le mystère pascal et son fruit !
Chers Frères et Sœurs,
Aujourd’hui, le Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, maître du temps et de l’histoire, auteur de la Loi et des Prophètes, se révèle en Jésus-Christ, la lumière des nations, le soleil de justice pour éclairer les cœurs, leur donner courage sur le chemin vers la patrie céleste.