La demeure de Dieu | Homélie du 4 octobre 2022
Nous venons d’entendre trois lectures qui nous ont parlé chacune à sa manière de la demeure de Dieu. Trois lectures pour manifester trois images de la demeure de Dieu.
Nous venons d’entendre trois lectures qui nous ont parlé chacune à sa manière de la demeure de Dieu. Trois lectures pour manifester trois images de la demeure de Dieu.
« Seigneur, augmente en nous la foi ». Cette demande montre que les apôtres ont déjà la foi, puisqu’ils s’adressent à Jésus en lui disant : « Seigneur », son titre de ressuscité qui a reçu tout pouvoir de son Père. Mais leur prière vient de leur sentiment d’être un peu écrasés par les exigences incroyables du Christ pour qui veut être son disciple.
Dans l’évangile selon saint Jean, Jésus ne parle qu’une seule fois des anges. Et c’est justement le passage que nous venons d’entendre. Cette parole de Jésus prend place autour d’un mystérieux échange de regards entre Jésus et Nathanaël. D’après ce que nous dit Jésus il y a plus grand encore que d’être vu et regardé par le Fils de l’homme. Voir les anges au dessus du Fils de l’Homme : quel mirifique spectacle !
Frères et sœurs, il y a là pour nous un avertissement : notre vie future ne sera que la continuité de ce qu’elle aura été sur la terre ! Si nous nous coupons de nos frères en ce monde, nous en serons coupés aussi dans l’autre. Or Dieu ne nous a pas créés pour que nous vivions séparés les uns des autres, mais pour que nous participions tous ensemble à la vie trinitaire, et que nous soyons ainsi réunis dans son amour.
« Mon fils, avons-nous entendu dans la première lecture, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur. » Ces paroles de Ben Sira le Sage ne sont-elles pas déjà à même de nous faire désirer l’humilité ? Et ce n’est pas tout ! Car non seulement l’humilité est douce aux hommes, mais elle est en faveur auprès de Dieu : « Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. »
En cette solennité de l’Assomption de la Vierge-Marie, notre Mère l’Église nous donne à méditer le passage évangélique relatant la visitation de Marie à Élisabeth. Cet épisode qui contient l’essentiel et aussi la majeure partie des paroles prononcées par Marie renferme à lui seul la vie entière de la Mère de Jésus. Nous y contemplons Marie depuis le début de sa mission maternelle jusqu’au sommet de son Assomption verbalisée dans le merveilleux chant du Magnificat.
Nous le savons, l’argent ne fait pas le bonheur, mais nous pensons secrètement : il y contribue. Nous désirons avoir plus pour être plus heureux. Que nous dit Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui ?
Fêter sainte Anne, c’est fêter une réalité particulière. Si les créatures se différencient c’est par les actions de leur vie terrestre, par ce qu’elles transmettent, et aussi par leurs origines. C’est à ces titres et sous ces angles de vue que sainte Anne peut nous parler aujourd’hui, à notre époque, dans notre temps.
Le mystère de la Sainte Trinité est au cœur de la vie chrétienne. Le baptême est administré « au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». L’Eucharistie fait vivre de cet amour trinitaire que Jésus nous a révélé dans le discours après la Cène.
Toutes les volutes de tous nos encens, toutes les melismes sublimes de tous nos chants sacrés, toutes nos adorations vertueuses et silencieuses convergent vers une même réalité visible que les apparences condamnent et décrivent comme « un morceau de pain muet ».