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Abbaye Sainte Anne de Kergonan
BP 11
56340 PLOUHARNEL
France
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Map
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| L'Abbaye |
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Histoire
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| 1833 |
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Dom Prosper Guéranger (1805-1875) restaure la vie bénédictine à Solesmes (72)
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| 1897 |
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10 moines venus de Solesmes, sous la conduite de dom Paulin Joumier (1854-1917), sont accueillis à Kergonan
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| 1898 |
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Dom Athanase Logerot (1840-1908) est élu Prieur du Prieuré Sainte-Anne de Kergonan
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| 1901 |
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La loi sur les associations exclut les communautés religieuses. Les moines de Kergonan vont chercher refuge en Belgique. Les bâtiments, confisqués par l'État, sont mis en vente. Des amis fidèles les rachètent et les mettent à la disposition d'une école de jeune filles.
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| 1908 |
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À la mort de dom Logerot, dom Joseph Marsille (1852-1933) est élu pour lui succéder.
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| 1914 |
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La communauté de Sainte-Anne de Kergonan devient Abbaye autonome. Dom Joseph Marsille est élu premier Abbé de Kergonan.
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| 1920 |
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Les moines rentrent d'exil et se réinstallent dans les bâtiments de Kergonan.
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| 1933 |
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Mort de dom Marsille. Dom Henri Demazure (1882-1974) est élu deuxième abbé de Kergonan.
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| 1942 |
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Le monastère, proche du « mur de l'Atlantique », est réquisitionné par les forces d'occupation. Les moines trouvent refuge à la Chartreuse d'Auray (56).
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| 1943 |
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La communauté s'installe au château des Nétumières, près de Vitré (35).
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| 1946 |
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Les moines rentrent de ce second exil. Ils retrouvent un bâtiment qu'il a fallu restaurer suite aux dégradations de la fin de la guerre.
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| 1948 |
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Dom Henri Le Saux (1910-1973) part en Inde où il aura un itinéraire exceptionnel d'ermite à la rencontre des traditions et de l'expérience religieuse de l'hindouisme.
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| 1962 |
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Dom Henri Demazure démissionne de la charge abbatiale. Il est remplacé par dom Marcel Blazy (1902-1994), moine de Solesmes qui est nommé Prieur-Administrateur.
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| 1963 |
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Dom Marcel Blazy est élu et béni troisième abbé de Kergonan.
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| 1968 |
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Début du chantier de l'église abbatiale.
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| 1974 |
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Mort de Monsieur Henri le Cour Grandmaison (né en 1883), ancien député, grande figure du laïcat catholique, qui a passé les neuf dernières années de sa vie au monastère.
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| 1975 |
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Consécration de l'église abbatiale par Mgr Pierre-Auguste Boussard (1917-1997), évêque de Vannes.
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| 1983 |
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Dom Marcel Blazy démissionne de la charge abbatiale. Il est remplacé par dom Robert Le Gall (né en 1946).
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| 1990 |
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Début du chantier de l'aile du réfectoire et de l'accueil.
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| 2001 |
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Dom Robert Le Gall est nommé évêque de Mende (48). Dom Philippe Piron (né en 1953) est élu pour lui succéder.
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| 2002 |
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Bénédiction abbatiale de dom Philippe Piron.
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| Dom Prosper GUÉRANGER (1805-1875) |
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Dom Prosper Pascal Guéranger naît à Sablé-sur-Sarthe le 4 avril 1805. Il étudie au Collège d'Angers puis il entre
au Séminaire du Mans. Il s'y lie d'amitié avec l'abbé Bouvier, futur évêque du Mans, commence la découverte des
Pères de l'Église, s'intéresse au mennaisianisme. Tout jeune prêtre, il est choisi par son évêque comme secrétaire
particulier et nommé Chanoine. Cette charge lui laisse du temps pour poursuivre de vastes lectures notamment en
histoire de l'Église, liturgie, droit canonique. Hostile au jansénisme et au gallicanisme de l'ancien régime,
il est favorable à une influence plus directe de Rome sur la vie de l'Église en France. De retour au Mans après
avoir échappé à la révolution de juillet 1830, il devient aumônier de la Visitation. Il découvre alors la liturgie
romaine qu'il commence à célébrer. Une grâce divine particulière l'initie au mystère de l'Immaculée Conception.
Il prépare le projet d'une restauration de l'ordre bénédictin en France dont il attend un renouveau du culte
liturgique et des études ecclésiastiques dans l'esprit ultramontain.
L'ancien prieuré mauriste de Solesmes (72) est racheté en 1833 et dom Guéranger s'y installe avec quelques confrères.
Très vite les vocations arrivent. En 1837, il est nommé par Rome supérieur de la nouvelle Congrégation bénédictine de
France, héritière des anciennes congrégations de Cluny, de Saint-Maur et des Saints Vanne et Hydulphe. Solesmes est érigé
au rang d'abbaye. Dom Guéranger en est le premier abbé. Il en fera un centre de vie spirituelle et liturgique. Sous son
impulsion, les travaux de redécouverte du chant grégorien sont lancés. Plusieurs maisons monastiques sont fondées en
France (Ligugé, Marseille, Acey, Paris). Une maison de moniales est établie à Solesmes : l'abbaye Sainte-Cécile, dont
il confie la direction à sa fille spirituelle, Madame Cécile Bruyère. Des contacts avec les pays étrangers (Angleterre,
Allemagne, Belgique, Suisse) portent au loin dans le monde bénédictin l'influence de Solesmes.
Dom Guéranger étudie les sources de la liturgie et, sous son influence ardente, et parfois combative, tous les diocèses de
France abandonnent les liturgies gallicanes de l'époque moderne pour revenir à l'unique missel romain. Il donne accès à
la saveur spirituelle de la liturgie dans son oeuvre principale : l'Année liturgique, véritable initiation à la vie
chrétienne et mystique à partir de la liturgie.
Théologien cultivé et profond, dom Guéranger produit des oeuvres importantes : un mémoire sur l'Immaculée Conception
prépare la proclamation de ce dogme par Pie IX en 1854 ; un traité sur la Monarchie pontificale accompagne les débats
du concile du Vatican.
Dom Guéranger meurt à Solesmes le 30 janvier 1875. La congrégation de Solesmes compte à l'heure actuelle 24 maisons
masculines et 8 maisons féminines implantées en Europe, en Amérique et en Afrique.
Pour en savoir davantage : www.solesmes.com
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| Dom Henri DEMAZURE (1882-1974) |
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Le deuxième abbé de Kergonan est né dans les Vosges en 1882 dans une famille de maîtres de forges alliés à
l'aristocratie locale. Après des études à Sciences Po, il semble avoir géré sa fortune personnelle, contribuant peut-être
à la fondation d'une affaire commerciale en Roumanie. Puis il fit la grande guerre.
Il rentre au monastère de Kergonan, tout juste revenu d'exil, au printemps 1921.
A la fin de ses études, il est nommé adjoint du cellérier .
À la mort de dom Marsille, en 1833, il est élu abbé. Il reçoit la bénédiction abbatiale le 15
janvier 1934. Il conduira la communauté à travers les aléas de la seconde guerre mondiale et
de ses exils successifs de la Chartreuse d'Auray et des Nétumières.
Il démissionne en 1962. Il passe alors quelques années à l'abbaye de Clervaux au Luxembourg. Il
rentre à Kergonan où il sera rappelé à Dieu en 1974.
Pour en savoir davantage, on peut commander à la librairie du monastère le livre :
Dom Henri Demazure et Kergonan, by dom Xavier Perrin (April 2002), 160 p., 14 euros.
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| Dom Marcel BLAZY (1902-1994) |
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Marcel Blazy naît à Mauzac en Dordogne le 27 mai 1922. Il passe son enfance à Périgueux, puis prépare les grandes écoles
à Bordeaux. Il entre à Polytechnique en 1921. À la sortie de l'école, il choisit l'artillerie. Il sera pendant trois lieutenant au Maroc.
En 1930, il entre à l'abbaye de Solesmes (72). Il y reçoit la formation classique et est ordonné prêtre en 1937. Il a pu profiter
des dernières années du grand Dom Delatte (troisième abbé de Solesmes) et se laisser imprégner par sa haute personnalité.
De 1938 à 1940, il participe à la fondation du monastère de Las Condes à Santiago du Chili.
Rappelé en France pour la guerre, il rejoint Solesmes à l'armistice de juin 1940. Il y sera hôtelier puis professeur de
philosophie.
En 1948, il est le cellérier (économe) de la fondation de Fontgombault, homme de confiance de Dom Edouard Roux.
Mais il reste moine de Solesmes.
Quand dom Demazure démissionne, dom Jean Prou, abbé de Solesmes, le nomme Prieur-Administrateur de Kergonan,
le 12 juin 1962. Un an plus tard, il est élu abbé et reçoit la bénédiction abbatiale à Sainte-Anne d'Auray le 22 août 1963.
Il va conduire la communauté pendant vingt années. Il opère l'adaptation liturgique de l'après-concile :adoption du missel
de Paul VI et de la concélébration, tout en conservant la langue latine et le chant grégorien. Il mène le chantier de
construction de l'église abbatiale. Celle-ci sera consacrée le 4 octobre 1975.
En mai 1983, il donne sa démission. Il a la joie de voir son Prieur, dom Robert Le Gall, lui succéder. Il vivra encore
douze années paisibles et sereines au monastère.
Il s'endort dans le Seigneur le 18 décembre 1994, après quelques mois de maladie.
Pour en savoir davantage :
Dom Xavier Perrin,Dom Marcel Blazy, Le Père Abbé, ami du Roi, Paris, Téqui, 1998 (disponible à la Librairie du monastère au prix de 14 euros)
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| Monseigneur Robert LE GALL |
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Né à Saint-Hilaire du Harcouët (50) le 26 février 1946.
Mgr Robert LE GALL, après son baccalauréat, a commencé Lettres supérieures.
Il est entré à l'Abbaye Sainte-Anne de Kergonan, où il a fait son noviciat ; il a
prononcé ses premiers voeux monastiques le 8 décembre 1965 ; il a commencé des
études de philosophie à l'Abbaye, avant de poursuivre ses études théologiques à l'Abbaye
de Solesmes, puis à l'Université de Fribourg en Suisse. Il est titulaire d'une maîtrise
de théologie dogmatique. Mgr Robert LE GALL a été ordonné prêtre le 24 août 1974
1977-1983 Prieur et hôtelier de l'abbaye de Kergonan ;
1983 Élu 4e abbé de Kergonan ;
1984-1990 Membre du bureau des supérieurs majeurs de la région apostolique de l'Ouest ;
1986-1992 Membre du bureau de la Conférence monastique de France ;
1992 Initiateur du Groupe de Chevetogne ;
1992-2001 Président de la Fondation des monastères et premier des abbés conseillers auprès de l'abbé de Solesmes
En 2001, il est nommé évêque de Mende (48).
En 2006, il est nommé archevêque de Toulouse (31).
Mgr Robert LE GALL a publié de nombreux articles et livres sur la liturgie et la spiritualité biblique.
Il a aussi écrit un livre de dialogues avec un lama tibétain.
Il est président de la Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle. À Rome,
il est membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.
Pour en savoir davantage :
http://toulouse.catholique.fr/rubriques/gauche/le-diocese/leveque-et-ses-collaborateurs/mgr-le-gall
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| Dom Philippe PIRON |
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Dom Philippe PIRON, cinquième abbé de Kergonan, est né à Nantes en 1953.
Après des études de commerce (ESLSCA-Paris), il travaille pendant six ans comme inspecteur dans une compagnie d'assurance.
Il entre à Kergonan en 1984. Il fait profession
simple le 8 septembre 1986 et profession solennelle le 15 août 1989. Il est
ordonné prêtre le 21 août 1993 par Mgr Émile Marcus, évêque de Nantes.
Il reçoit des responsabilités dans les
domaines de la cellérerie (économat), de l'infirmerie et du chant.
En 1996, quand dom Le Nézet part pour la
Martinique, il est nommé prieur claustral, charge qu'il a exercée jusqu'à son
élection abbatiale, le 24 novembre 2001.
Il reçoit la bénédiction abbatiale des mains
de Mgr Robert Le Gall le 2 février 2002.
Sa devise abbatiale est : Dilatato corde (d'un
coeur dilaté), expression empruntée au Prologue de la Règle de saint Benoît.
Il a été Président de la Conférence monastique
de France de 2004 à 2007.
Il est membre du Groupe de Chevetogne.
Il est
membre du Conseil de l'Abbé de Solesmes depuis 2007.
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