Dom Philippe PIRON (actuel Père abbé) 


Dom Philippe PIRON, cinquième abbé de Kergonan, est né à Nantes en 1953.
Après des études de commerce (ESLSCA-Paris), il travaille pendant six ans comme inspecteur dans une compagnie d'assurance.
Il entre à Kergonan en 1984. Il fait profession simple le 8 septembre 1986 et profession solennelle le 15 août 1989. Il est ordonné prêtre le 21 août 1993 par Mgr Émile Marcus, évêque de Nantes.
Il reçoit des responsabilités dans les domaines de la cellérerie (économat), de l'infirmerie et du chant.

En 1996, quand dom Le Nézet part pour la Martinique, il est nommé prieur claustral, charge qu'il a exercée jusqu'à son élection abbatiale, le 24 novembre 2001.

Il reçoit la bénédiction abbatiale des mains de Mgr Robert Le Gall le 2 février 2002.
Sa devise abbatiale est : « Dilatato corde » (d'un cœur dilaté) est une expression empruntée au Prologue de la Règle de saint Benoît.
Il a été Président de la Conférence monastique de France de 2004 à 2007.
Il est membre du Groupe de Chevetogne.
Il est membre du Conseil de l'Abbé de Solesmes depuis 2007.



don robert le gall eveque

Dom Robert LE GALL (Nommé évêque en 2001)


Né à Saint-Hilaire du Harcouët (50) le 26 février 1946.
Mgr Robert LE GALL, après son baccalauréat, a commencé Lettres supérieures.
 Il est entré à l'Abbaye Sainte-Anne de Kergonan, où il a fait son noviciat ; il a prononcé ses premiers voeux monastiques le 8 décembre 1965 ; il a commencé des études de philosophie à l'Abbaye, avant de poursuivre ses études théologiques à l'Abbaye de Solesmes, puis à l'Université de Fribourg en Suisse. Il est titulaire d'une maîtrise de théologie dogmatique. Mgr Robert LE GALL a été ordonné prêtre le 24 août 1974
1977-1983 Prieur et hôtelier de l'abbaye de Kergonan ;


1983 Élu 4e abbé de Kergonan ;
1984-1990 Membre du bureau des supérieurs majeurs de la région apostolique de l'Ouest ;
1986-1992 Membre du bureau de la Conférence monastique de France ;
1992 Initiateur du Groupe de Chevetogne ;
1992-2001 Président de la Fondation des monastères et premier des abbés conseillers auprès de l'abbé de Solesmes
En 2001, il est nommé évêque de Mende (48).
En 2006, il est nommé archevêque de Toulouse (31). Pour en savoir plus, cliquez ici.

Mgr Robert LE GALL a publié de nombreux articles et livres sur la liturgie et la spiritualité biblique. Il a aussi écrit un livre de dialogues avec un lama tibétain.
Il est président de la Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle. À Rome, il est membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Pour en savoir plus, vous pouvez commander à la librairie du monastère certains livres.


Dom Marcel BLAZY (1902-1994)


Marcel Blazy naît à Mauzac en Dordogne le 27 mai 1922. Il passe son enfance à Périgueux, puis prépare les grandes écoles à Bordeaux. Il entre à Polytechnique en 1921. À la sortie de l'école, il choisit l'artillerie. Il sera pendant trois ans lieutenant au Maroc.
En 1930, il entre à l'abbaye de Solesmes (72). Il y reçoit la formation classique et est ordonné prêtre en 1937. Il a pu profiter des dernières années du grand Dom Delatte (troisième abbé de Solesmes) et se laisser imprégner par sa haute personnalité.
De 1938 à 1940, il participe à la fondation du monastère de Las Condes à Santiago du Chili.
Rappelé en France pour la guerre, il rejoint Solesmes à l'armistice de juin 1940. Il y sera hôtelier puis professeur de philosophie.


En 1948, il est le cellérier (économe) de la fondation de Fontgombault, homme de confiance de Dom Edouard Roux. Mais il reste moine de Solesmes.
Quand dom Demazure démissionne, dom Jean Prou, abbé de Solesmes, le nomme Prieur-Administrateur de Kergonan, le 12 juin 1962. Un an plus tard, il est élu abbé et reçoit la bénédiction abbatiale à Sainte-Anne d'Auray le 22 août 1963. Il va conduire la communauté pendant vingt années. Il opère l'adaptation liturgique de l'après-concile : adoption du missel de Paul VI et de la concélébration, tout en conservant la langue latine et le chant grégorien. Il mène le chantier de construction de l'église abbatiale. Celle-ci sera consacrée le 4 octobre 1975.

En mai 1983, il donne sa démission. Il a la joie de voir son Prieur, dom Robert Le Gall, lui succéder. Il vivra encore douze années paisibles et sereines au monastère.
Il s'endort dans le Seigneur le 18 décembre 1994, après quelques mois de maladie.

Pour en savoir plus, vous pouvez commander à la librairie du monastère le livre :
Dom Marcel Blazy, Le Père Abbé, ami du Roi, Dom Xavier Perrin, Paris, Téqui, 1998 (14€)


Dom Henri DEMAZURE (1882-1974)  


Le deuxième abbé de Kergonan est né dans les Vosges en 1882 dans une famille de maîtres de forges alliés à l'aristocratie locale. Après des études à Sciences Po, il semble avoir géré sa fortune personnelle, contribuant peut-être à la fondation d'une affaire commerciale en Roumanie. Puis il fit la grande guerre.
Il rentre au monastère de Kergonan, tout juste revenu d'exil, au printemps 1921.
A la fin de ses études, il est nommé adjoint du cellérier.


À la mort de dom Marsille, en 1933, il est élu abbé. Il reçoit la bénédiction abbatiale le 15 janvier 1934. Il conduira la communauté à travers les aléas de la seconde guerre mondiale et de ses exils successifs de la Chartreuse d'Auray et des Nétumières. Il démissionne en 1962. Il passe alors quelques années à l'abbaye de Clervaux au Luxembourg. Il rentre à Kergonan où il sera rappelé à Dieu en 1974.

Pour en savoir plus, vous pouvez commander à la librairie du monastère le livre :
Dom Henri Demazure et Kergonan, Dom Xavier Perrin (2002), 160 p., 14 €.


Dom Prosper GUÉRANGER (1805-1875)


Dom Prosper Pascal Guéranger naît à Sablé-sur-Sarthe le 4 avril 1805. Il étudie au Collège d'Angers puis il entre au Séminaire du Mans. Il s'y lie d'amitié avec l'abbé Bouvier, futur évêque du Mans, commence la découverte des Pères de l'Église, s'intéresse au mennaisianisme. Tout jeune prêtre, il est choisi par son évêque comme secrétaire particulier et nommé Chanoine. Cette charge lui laisse du temps pour poursuivre de vastes lectures notamment en histoire de l'Église, liturgie, droit canonique. Hostile au jansénisme et au gallicanisme de l'ancien régime, il est favorable à une influence plus directe de Rome sur la vie de l'Église en France. De retour au Mans après avoir échappé à la révolution de juillet 1830, il devient aumônier de la Visitation. Il découvre alors la liturgie romaine qu'il commence à célébrer. Une grâce divine particulière l'initie au mystère de l'Immaculée Conception. Il prépare le projet d'une restauration de l'ordre bénédictin en France dont il attend un renouveau du culte liturgique et des études ecclésiastiques dans l'esprit ultramontain.


L'ancien prieuré mauriste de Solesmes (72) est racheté en 1833 et dom Guéranger s'y installe avec quelques confrères. Très vite les vocations arrivent. En 1837, il est nommé par Rome supérieur de la nouvelle Congrégation bénédictine de France, héritière des anciennes congrégations de Cluny, de Saint-Maur et des Saints Vanne et Hydulphe.


Solesmes est érigé au rang d'abbaye. Dom Guéranger en est le premier abbé.
Il en fera un centre de vie spirituelle et liturgique. Sous son impulsion, les travaux de redécouverte du chant grégorien sont lancés. Plusieurs maisons monastiques sont fondées en France (Ligugé, Marseille, Acey, Paris).
Une maison de moniales est établie à Solesmes : l'abbaye Sainte-Cécile, dont il confie la direction à sa fille spirituelle, Madame Cécile Bruyère. Des contacts avec les pays étrangers (Angleterre, Allemagne, Belgique, Suisse) portent au loin dans le monde bénédictin l'influence de Solesmes.

Dom Guéranger étudie les sources de la liturgie et, sous son influence ardente, et parfois combative, tous les diocèses de France abandonnent les liturgies gallicanes de l'époque moderne pour revenir à l'unique missel romain. Il donne accès à la saveur spirituelle de la liturgie dans son œuvre principale : l'Année liturgique, véritable initiation à la vie chrétienne et mystique à partir de la liturgie.

Théologien cultivé et profond, dom Guéranger produit des œuvres importantes : un mémoire sur l'Immaculée Conception prépare la proclamation de ce dogme par Pie IX en 1854 ; un traité sur la Monarchie pontificale accompagne les débats du concile du Vatican.

Dom Guéranger meurt à Solesmes le 30 janvier 1875. La congrégation de Solesmes compte à l'heure actuelle 24 maisons masculines et 8 maisons féminines implantées en Europe, en Amérique et en Afrique.

* Pour en savoir davantage sur les maisons bénédictines de la Congrégation de Solesmes, cliquez ici.

* Pour en savoir davantage : www.solesmes.com.


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